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La mort approche, et sa rumeur:
Frère, Ami, Ombre, que t'importe ?
La mort est notre seule porte
Pour sortir d'un monde où tout se meurt.
Marguerite Yourcenar, 1963, in les charités d'Alcippe

Nous sommes tous des poètes
C'est la vie qui baillonne nos rêves et leur brise les reins
Rue de la grande truanderie, juillet 1980

Le vrai contact entre les êtres ne s'établit que par la présence muette,
par l'apparente non-communication,
par l'échange mystérieux et sans parole
qui ressemble à la prière intérieure.
Cioran , De l'inconvénient d'être né, in Oeuvres, coll. Quarto, éd. Gallimard, p. 1274

"Tu viens mon aimée -
Voici la Nuit -
Le jour terrestre s'éteint -
Mon âme entière s'exalte,
Tu es mienne à nouveau.
Je contemple tes yeux sombres et profonds -
Tout en toi n'est qu'amour et bonheur."
Friedrich Freiherr von Hardenberg dit Novalis

«Les hommes craignent la vérité parce qu’une seule étincelle de vérité formulée et vécue en fait éclore d’autres […].»
Wilhelm Reich, Le Meurtre du Christ (Éditions Champ libre, 1971).

«La solitude, c’est le chemin du suicide, du moins c’est le chemin de la mort».
Drieu la Rochelle

« Certes, ce que n’a pas la mer, je l’ai : le tourment ininterrompu des intentions passées et du travail futur, de mes différentes aspirations insatisfaites ; la conscience de ma nullité en ce monde qui vit autant par l’action que par la pensée et l’art ; la conscience de ma vie qui se consume dans on ne sait quelle attente. Dans l’illusion d’une formation progressive qui n’existe pas, d’une accumulation qui ne se produit pas sinon comme celle du sable que les flots charrient et dispersent de nouveau. »
Lette de Carlo Michelstaedter à Gaetano Chiavacci, 4 août 1908, in Épistolaire (Éditions de L’Éclat, 1990).

Non, si j’en crois mon espérance,
J'attends un meilleur avenir.
Je serai malgré la distance
Près de vous par le souvenir.
Errant sur un autre rivage,
De loin je vous suivrai,
Et sur vous si grondait l’orage,
Rappelez-moi, je reviendrai.
Michaïl Lermontov

Je sais la force des mots, la force des mots-tocsin.
Pas de ceux-là, qui savent ravir les foules.
Des autres, qui de terre feraient sortir les morts,
et les cercueils défilent d'un pas de chêne sonore.
Souvent, ni lus, ni imprimés, les mots tombent au panier,
Mais ils en sortent et ils galopent le mors aux dents,
tonnant pendant des siècles, et les trains viennent en rampant,
lécher leurs mains calleuses.
Je sais la force des mots. Moins que rien.
Moins que des pétales sous le talon d'une danse.
Et l'homme pourtant, de toute son âme, des lèvres, de la carcasse...
Maïakovski - Oeuvres posthumes (Traduction d' Elsa Triolet)

Je ne suis rien
Jamais je ne serai rien.
Je ne puis vouloir être rien.
Cela dit, je porte en moi tous les rêves du monde.
Pessoa

Au revoir, mon ami, au revoir,
Mon cher ami, tu es là dans ma poitrine.
Cette séparation prédestinée
Nous promet de futures retrouvailles.
Au revoir, mon ami, sans poignées de main, ni paroles,
ne t’attriste pas, ne fronce pas les sourcils,
Dans cette vie, il n’est guère nouveau de mourir.
mais vivre n’est certes pas plus nouveau !
Serge Essénine , le 27 décembre 1925

" Et toi mon coeur pourquoi bats-tu ?
Comme un guetteur mélancolique
J'observe la nuit et la mort"
(Apollinaire)

Je bois : eau/café/thé
(mis à jour mercredi 23 janvier 2008 à 16:24)

17/02/2007

17/02/07 - 07:27



parmi les invités de Guillaume Durant se trouvait Pierre Péan , qui passe sur toutes les chaïnes pour son livre 'L'inconnu de l'Elysée ".
De toutes ses paroles, je retiens l'admiration pour la culture de Jacques Chirac et son ardent combat contre les extrêmes.
François Olivier Giesbert avait déjà soulevé le voile des goûts artistiques du président.
Je reprends l'extrait du livre de FOG, qui ,comme le souligne Péan, démontre bien la pensée cohérente d'une personnalité stigmatisée de volte-face permanente

Eh Oui!!! Chirac peut dire des choses merveilleuses
in FOG, la tragédie du président, p.341

"Je ne suis pas un fanatique du bouddhisme, du taoïsme, de l'islam ou d'autre chose. Mais je ne supporte pas le rejet des autres cultures par la civilisation occidentale. La moutarde me monte au nez quand j'entends tous ces ignorants arrogants, européens ou américains, couvrir de leur mépris les arts premiers. Des pithécanthropes de la culture, voilà ce qu'ils sont. ils croient tout savoir, mais ils ne font que perpétuer une tradition qui nous a amenés à écraser et détruire tant de civilisations. Après l'arrivée des hordes hispaniques en Amérique, c'est un des plus grands génocides de l'histoire de l'humanité, qui a été perpétré: 80 millions d'Amérindiens massacrés en un peu plus de cinquante ans, du mexique à la terre de Feu, voilà le travail !
Tout ça, au nom des grands principes, de la soif de l'or et de la prétendue supériorité de notre religion !
Pour moi, on ne me refera pas, l'art des Indiens de la côte ouest des Etats-Unis est aussi beau que la peinture française du XVIIIème siècle.
Tous les hommes sont égaux.
Tous les ches-d'oeuvre aussi.
Si on veut se respecter soi-même, il faut d'abord respecter les autres.
C'est par la tolérance que l'on enracinera la paix dans le coeur de l'humanité."

commentaires

17/02/07 - 10:53

Cher Tontonzig,
comme toujours notre Chi national exagère toujours l'Amérinde comptait entre 40et 50 millions d'habitants...Pas grave il lui sera pardonné...

18/02/07 - 13:44

C'est en effet à cette seule part de personnalité que je connaissais et à laquelle j'ai pensé, quand j'ai glissé, malgré tout, un bulletin Chirac dans l'urne...

21/02/07 - 05:23

c est tout?

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«Ceux qui partagent le même goût
Pour la musique, le vin, la poésie
Peuvent un jour s'éloigner l'un de l'autre
Mais ceux qui partagent la même émotion
Devant la neige, la lune et les fleurs
Ceux-là se comprennent vraiment.»
Baïjuyi, poète chinois (772 - 846)]

"Je suis le faucheur ivre de faucher
qu'on voit dévaster sa vie et son champ
Et tout haletant du temps qu'il y perd
qui bat et rebat sa faux comme plâtre"
Louis Aragon, in Epilogue

«Ainsi va le monde ici-bas.
Le temps emporte sur son aile
Et le printemps et l'hirondelle,
Et la vie et les jours perdus»
Alfred de Musset - Extrait du poème A Juana

"Le signe incontestable du grand poète,
c'est l'inconscience prophétique,
la troublante faculté de proférer
par-dessus les hommes et le temps,
des paroles inouïes
dont il ignore lui-même la portée."
Léon Bloy

"Sans la musique, la vie serait un erreur"
Nietzsche.

"Les folies sont les seules choses que l'on ne regrette jamais"
Oscar Wilde

"J'adore la logique, c'est elle qui ne m'aime pas.
Vous qui tenez tellement à la virgule, c'est le point qui reste essentiel.
Je rêve... donc je fais ce qui me plaît.
Surréaliste jusqu'au bout des ongles."
E.L.T. MESENS

« Résister, c'est rêver qu'un autre monde est possible. Et contribuer à le bâtir. "
Ignacio Ramonet

"Le vent se lève! . . . il faut tenter de vivre!
L'air immense ouvre et referme mon livre,
La vague en poudre ose jaillir des rocs!
Envolez-vous, pages tout éblouies!
Rompez, vagues! Rompez d'eaux réjouies
Ce toit tranquille où picoraient des focs!"
Paul Valery



















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