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La mort approche, et sa rumeur:
Frère, Ami, Ombre, que t'importe ?
La mort est notre seule porte
Pour sortir d'un monde où tout se meurt.
Marguerite Yourcenar, 1963, in les charités d'Alcippe

Nous sommes tous des poètes
C'est la vie qui baillonne nos rêves et leur brise les reins
Rue de la grande truanderie, juillet 1980

Le vrai contact entre les êtres ne s'établit que par la présence muette,
par l'apparente non-communication,
par l'échange mystérieux et sans parole
qui ressemble à la prière intérieure.
Cioran , De l'inconvénient d'être né, in Oeuvres, coll. Quarto, éd. Gallimard, p. 1274

"Tu viens mon aimée -
Voici la Nuit -
Le jour terrestre s'éteint -
Mon âme entière s'exalte,
Tu es mienne à nouveau.
Je contemple tes yeux sombres et profonds -
Tout en toi n'est qu'amour et bonheur."
Friedrich Freiherr von Hardenberg dit Novalis

«Les hommes craignent la vérité parce qu’une seule étincelle de vérité formulée et vécue en fait éclore d’autres […].»
Wilhelm Reich, Le Meurtre du Christ (Éditions Champ libre, 1971).

«La solitude, c’est le chemin du suicide, du moins c’est le chemin de la mort».
Drieu la Rochelle

« Certes, ce que n’a pas la mer, je l’ai : le tourment ininterrompu des intentions passées et du travail futur, de mes différentes aspirations insatisfaites ; la conscience de ma nullité en ce monde qui vit autant par l’action que par la pensée et l’art ; la conscience de ma vie qui se consume dans on ne sait quelle attente. Dans l’illusion d’une formation progressive qui n’existe pas, d’une accumulation qui ne se produit pas sinon comme celle du sable que les flots charrient et dispersent de nouveau. »
Lette de Carlo Michelstaedter à Gaetano Chiavacci, 4 août 1908, in Épistolaire (Éditions de L’Éclat, 1990).

Non, si j’en crois mon espérance,
J'attends un meilleur avenir.
Je serai malgré la distance
Près de vous par le souvenir.
Errant sur un autre rivage,
De loin je vous suivrai,
Et sur vous si grondait l’orage,
Rappelez-moi, je reviendrai.
Michaïl Lermontov

Je sais la force des mots, la force des mots-tocsin.
Pas de ceux-là, qui savent ravir les foules.
Des autres, qui de terre feraient sortir les morts,
et les cercueils défilent d'un pas de chêne sonore.
Souvent, ni lus, ni imprimés, les mots tombent au panier,
Mais ils en sortent et ils galopent le mors aux dents,
tonnant pendant des siècles, et les trains viennent en rampant,
lécher leurs mains calleuses.
Je sais la force des mots. Moins que rien.
Moins que des pétales sous le talon d'une danse.
Et l'homme pourtant, de toute son âme, des lèvres, de la carcasse...
Maïakovski - Oeuvres posthumes (Traduction d' Elsa Triolet)

Je ne suis rien
Jamais je ne serai rien.
Je ne puis vouloir être rien.
Cela dit, je porte en moi tous les rêves du monde.
Pessoa

Au revoir, mon ami, au revoir,
Mon cher ami, tu es là dans ma poitrine.
Cette séparation prédestinée
Nous promet de futures retrouvailles.
Au revoir, mon ami, sans poignées de main, ni paroles,
ne t’attriste pas, ne fronce pas les sourcils,
Dans cette vie, il n’est guère nouveau de mourir.
mais vivre n’est certes pas plus nouveau !
Serge Essénine , le 27 décembre 1925

" Et toi mon coeur pourquoi bats-tu ?
Comme un guetteur mélancolique
J'observe la nuit et la mort"
(Apollinaire)

Je bois : eau/café/thé
(mis à jour mercredi 23 janvier 2008 à 16:24)

19/09/2009

18/04/2009

18/04/09 - 09:52

Sarkozy in Tribune de Genève !

La presse étrangère brocarde l’arrogance de Sarkozy

POLÉMIQUE | A Madrid, à Londres et à New York, les journaux se déchaînent contre le président français.

Jean-François Verdonnet | 18.04.2009 | 00:00


Les propos n’auraient pas dû sortir des salons de l’Elysée: ils ont fait en quelques heures le tour des salles de rédaction et des dîners en ville. En se laissant aller à des remarques peu flatteuses sur quelques-uns de ses interlocuteurs étrangers, Nicolas Sarkozy a déclenché contre lui les commentaires acides de nombreux journaux d’Europe et des Etats-Unis.

A l’origine de l’affaire, une conversation à bâtons rompus entre le président français et un groupe de parlementaires de la majorité et de l’opposition. L’entretien porte sur le bilan du récent G20 de Londres. Sarkozy, confiera au quotidien Libération l’un de ses hôtes, s’y montre «étrangement proche de sa caricature». Il ne se donne pas simplement le beau rôle: il pimente la discussion de quelques notations sur ses partenaires, tantôt très suffisantes, tantôt condescendantes.

Barack Obama? «Un esprit subtil, très intelligent et très charismatique. Mais il est élu depuis deux mois et n’a jamais géré un ministère de sa vie.» Angela ­Merkel? «Quand elle s’est rendu compte de l’état de ses banques et de son industrie automobile, elle n’a pas eu d’autre choix que se rallier à ma position.» José Manuel Barroso, le président de la Commission européenne? «Totalement absent du G20.»

Le jugement le plus étonnant a trait à Jose Luis Zapatero, le chef du gouvernement espagnol. «Il n’est peut-être pas très intelligent», confie Sarkozy, qui aggrave son cas en avouant faire peu de cas de l’intelligence en démocratie. «L’important… c’est d’être réélu, estime-t-il. Regardez Berlusconi, il a été réélu trois fois.» Il n’est pas sûr que le propos, même démenti à l’Elysée, passe très bien à Madrid ni qu’il soit oublié dans dix jours, lorsque le président français y sera reçu en visite officielle.

En attendant, le premier ministre socialiste a trouvé des soutiens jusque dans les rangs de l’opposition de droite. «Zapatero est notre chef d’Etat. S’il est attaqué, nous devons le défendre», déclare Esteban Gonzalez Pons, le numéro trois du Parti populaire. Plus dissonante, la presse espagnole se divise entre les organes que les déclarations de Sarkozy réjouissent et d’autres, qu’elles exaspèrent. El Periodico, un quotidien populaire de Barcelone reconnaît par exemple dans les petites phrases du chef de l’Etat français les traits de caractère d’un «fanfaron».

Sur ce thème-là, les journaux anglo-saxons ne sont pas avares de variations plus acerbes les unes que les autres. Habituellement «vantard», «hyperactif» et «familier», Sarkozy s’est «surpassé», écrit le quotidien britannique The Guardian. Le «sniper» de l’Elysée met un terme à «la courte lune de miel franco-américaine», assure The Times. «Dans le monde de Sarko, relève de son côté le New York Times, le président Obama est faible, inexpérimenté et mal informé sur le changement climatique.»

Nicolas Sarkozy retiendra-t-il la leçon? Sans indulgence pour ses homologues, le président de la République n’est pas quand il s’agit de lui un adepte du doute méthodique. «Jusqu’à présent, affirmait-il récemment, nous n’avons pas commis d’erreur.»



25/03/2009

25/03/09 - 18:01

"Le serviteur n’est pas plus grand que son maître. S’ils m’ont persécuté, vous aussi, ils vous persécuteront » (Jean XV, 20).

« Le jugement le voici : la lumière est venue dans le monde, mais les hommes ont préféré les ténèbres à la lumière, car leurs œuvres étaient mauvaises » (Jean III, 19). Ecoute, Israël, combien la Parole de Dieu est actuelle : « Vivante en effet est la Parole de Dieu, efficace et plus incisive qu’aucun glaive à deux tranchants … elle peut juger les sentiments et les pensées du cœur » (Hébr. IV, 12). La lumière est venue dans le monde, « et le monde ne l’a pas reconnue » (Jean I, 10), et il l’a prise en haine (cf. Jean XV, 18) ; « Il est venu chez les siens et les siens ne l’ont pas accueilli » (Jean I, 11), et même, « ils le poussèrent hors de la ville et le menèrent jusqu’à un escarpement de la colline … pour l’en précipiter. Mais lui, passant au milieu d’eux, allait son chemin » (Luc IV, 29-30).

Le lynchage médiatique dont l’Eglise et le Saint-Père ont fait l’objet ces dernières semaines sont comme une illustration de ces paroles toujours actuelles : « Le serviteur n’est pas plus grand que son maître. S’ils m’ont persécuté, vous aussi, ils vous persécuteront » (Jean XV, 20). Les juges ont besoin aujourd’hui comme hier de « faux témoins », comme ceux qui se levèrent devant le Sanhédrin pour condamner Jésus, en déformant ses propos (cf. Marc XIV, 57-58). Si Jésus, le communiquant par excellence, n’a pas échappé à la mauvaise foi des hommes, pourquoi nous étonner que l’Eglise soit traitée ainsi? Loin de se soumettre aux lois de la communication humaine que l’on prétend lui imposer, l’Eglise ne peut se soustraire à sa mission prophétique. N’appelons pas « bourde » ou « gaffe », ce qui n’est rien d’autre qu’un témoignage rendu à la Vérité.

Ainsi en est-il des propos, remplis de vérité et de compassion, du Saint-Père sur les moyens de combattre le Sida. Les journalistes, dont certains appartiennent à la presse dite catholique, se sont emparés une fois de plus d’une petite phrase ; des politiques, souvent esclaves de l’opinion, ont renchéri, sans aucun discernement, et dénoncé les « propos irrecevables » du Saint-Père et le « discours irresponsable de l’Eglise ».

Fils et filles de l’Eglise, nous pouvons garder la tête haute, car les propos du Pape ont été confirmés par les évêques d’Afrique et par les chefs d’Etat de ces pays où le Sida fait des ravages, dénonçant le « racisme latent » de ces occidentaux qui voudraient leur imposer leurs schémas mortifères, au nom de la sacro-sainte licence sexuelle ou bien du matérialisme mercantile dont on voit bien à qui il profite. Un discours qui ne résiste pas à l’évidence des faits : selon les statistiques de l’OMS, les pays d’Afrique où le taux de distribution des préservatifs est le plus fort, la progression du SIDA est la plus élevée ; là où les catholiques sont plus nombreux et où l’on prône en priorité l’abstinence et la fidélité - y compris dans les programmes gouvernementaux- , et le préservatif en dernier recours, le SIDA est en très nette baisse, comme au Burundi ou en Angola. Devant la partialité, voire la falsification de certains médias, les catholiques doivent aller à la source de l’information et communiquer autour d’eux par tous les moyens, à commencer par l’Internet.

Mais, en dernière analyse, il faut accepter de souffrir pour le nom du Christ et ne pas s’étonner de ces campagnes de dénigrement : « Si vous étiez du monde, le monde aimerait son bien ; mais parce que vous n’êtes pas du monde, puisque mon choix vous a tirés du monde, pour cette raison, le monde vous hait » (Jean XV, 19). « Mais gardez courage, nous dit Jésus, j’ai vaincu le monde » (Jean XVI, 33).

+ Marc Aillet,
évêque de Bayonne, Lescar et Oloron.

18/11/2008

18/11/08 - 19:13

Emile Nelligan, le plus grand poète du Québec- 18.11.1941



CLAIR DE LUNE INTELLECTUEL

Ma pensée est couleur de lumières lointaines,
Du fond de quelque crypte aux vagues profondeurs.
Elle a l'éclat parfois des subtiles verdeurs
D'un golfe où le soleil abaisse ses antennes.
En un jardin sonore, au soupir des fontaines,
Elle a vécu dans les soirs doux, dans les odeurs ;
Ma pensée est couleur de lumières lointaines,
Du fond de quelque crypte aux vagues profondeurs.
Elle court à jamais les blanches prétentaines,
Au pays angélique où montent ses ardeurs,
Et, loin de la matière et des brutes laideurs,
Elle rêve l'essor aux céleste Athènes.

Ma pensée est couleur de lunes d'or lointaines.


Né à Montréal le 24 décembre 1879, Émile Nelligan s'adonne à la poésie alors qu'il est encore écolier. Après avoir interrompu ses études, il mène une vie de bohème. Il publie une vingtaine de poèmes dans plusieurs journaux et revues entre 1896 et 1899, années au cours desquelles il compose l'essentiel de son œuvre, qui paraîtra en 1904 grâce au critique Louis Dantin. Atteint de maladie mentale, il est d'abord hospitalisé à la retraite Saint-Benoît-Joseph-Labre en 1899, il y restera jusqu'en 1925, alors qu'il est interné à Saint-Jean-de-Dieu où il meurt le 18 novembre 1941.
Objet de nombreuses études jusqu'à nos jours, la poésie de Nelligan rallie l'opinion des critiques, qui lui reconnaissent une sensibilité extrême et un talent exceptionnel. Sur le mode romantique et symboliste, Nelligan aborde les thèmes de l'enfance, de la musique, de l'amour et de la mort. Son destin tragique, son œuvre lourde de promesses et empêchée, ses exigences esthétiques ont fait de lui une figure mythique de la poésie québécoise.
(Sources : Les Éditions Fides)

02/10/2008

02/10/08 - 07:27

"l'homme au poireau"

si je puis vous l'écrire, votre photo "l'homme au poireau" ne m'a absolument pas choqué.
En son temps, Mapplethorpe en a réalisé tout autant et a provoqué les mêmes hystéries.
Amusant comme la bien pensance évolue peu !
Dimitry

11/09/2008

04/07/2008

04/07/08 - 17:53

LIBRE



Bien au-dessus du silence
J'écris ton nom


Sur mes refuges détruits
Sur mes phares écroulés
Sur les murs de mon ennui
J'écris ton nom


Sur l'absence sans désir
Sur la solitude nue
Sur les marches de la mort
J'écris ton nom


Sur la santé revenue
Sur le risque disparu
Sur l'espoir sans souvenir
J'écris ton nom


Et par le pouvoir d'un mot
Je recommence ma vie
Je suis né pour te connaître
Pour te nommer
Liberté.

Paul Eluard,
extraits in Poésies et vérités Ed. de Minuit, 1942

08/06/2008

08/06/08 - 19:32

1785-1795





Louis XVII, né à Versailles en 1785 , roi de France (1793-95) et mort au Temple le 8 juin 1795, seul et sacrifié par la révolution !
Fils du Roi Louis XVI et de la Reine Marie-Antoinette d'Autriche
Son père Louis XVI fut exécuté sur l'échafaud le 21 janvier 1793, tandis que
sa mère, Marie-Antoinette, le fut le 16 Octobre 1793

06/06/2008

06/06/08 - 20:27



Le Roi Albert II fête ses 74 ans.

Longue vie au Roi !

13/05/2008

13/05/08 - 16:27

la joie du Soleil




Maria bethania


le sourire, le charme, la séduction, la voix
Tout le rythme du Brésil

03/05/2008

03/05/08 - 09:54

Déja, la première hirondelle...

Elles sont enfin arrivées, un peu plus tard cette année, fidèles à ces lieux qui les hébergent depuis si longtemps.
Elles chantent le soleil qui chauffe ce matin .


Hirondelle rustique- Photo de F. Gillon

Déjà la première hirondelle,
Seul être aux ruines fidèle,
Revient effleurer nos créneaux,
Et des coups légers de son aile
Battre les gothiques vitraux
Où l'habitude la rappelle.

Déjà l'errante Philomèle
Modulant son brillant soupir,
Trouve sur la tige nouvelle
Une feuille pour la couvrir,
Et de sa retraite sonore
Où son chant seul peut la trahir,
Semble une voix qui vient d'éclore
Pour saluer avec l'aurore
Chaque rose qui va s'ouvrir.

L'air caresse, le ciel s'épure,
On entend la terre germer;
Sur des océans de verdure
Le vent flotte pour s'embaumer ;
La source reprend son murmure ;
Tout semble dire à la nature :
« Encore un printemps pour aimer! »

Alphonse de LAMARTINE, in Epîtres et poésies diverses, 1872



Regardez le site du parc du teich, il est splendide et possède un fond sonore apaisant
www.parc-ornithologique-du-teich.com

27/04/2008

27/04/08 - 19:09

Tribute to Joan Crawford

Une femme ? Un tempérament, c'est certain !

27/04/08 - 11:12

Christos Voskresse! Voistinu Voskresse!

A tous , orthodoxes, croyants et athées



Christos Voskresse! Voistinu Voskresse!
Christos Anesti! Alithos Anesti!
Christos Arenviat! Aderviat Arenviat!
Christ est réssuscité! En Vérité, Il est réssuscité!

«Ta Résurrection, ô Christ Sauveur,
Les anges la chantent dans les cieux,
Et nous qui sommes sur la terre,
Donne-nous un cœur pur
Pour être dignes de te glorifier.»

(tropaire de la procession des matines de Pâques)

05/04/2008

05/04/08 - 10:08

Hôtel de l'insomnie



Ici, rue de Varenne, les Ouvriers de l’Heure passent, mais ils ne se livrent guère. Voici donc consignés quelques fragments d’un registre sans date, arrachés à une longue nuit.

Face aux Minotaures, ce fil d’encre et de papier m’a aidé à tenir le cap. A chaque feuillet, j’ai voulu m’alléger, me désamarrer : creuser en moi pour trouver la force d’avancer jusqu’au retournement de la conscience où l’épreuve devient une chance de libération.

Quoi que l’on entreprenne, il y a toujours vautours et gibets au bout du chemin. Mais peut-être notre meilleur allié est-il parfois le mauvais sort. A minuit la solitude se brise par la grâce de compagnons sollicités, compagnons invisibles qui défrichent la vie aux avant-postes, qui fixent des repères, qui nous donnent des mots comme autant d’armes pour notre propre combat. A leur suite, tout un peuple de riverains s’élance à l’assaut des horizons neufs. Et au matin, le miracle se renouvelle : l’homme s’éveille, libre de toutes entraves

Dominique de Villepin, avant-propos, in Hôtel de l’insomnie

23/03/2008

23/03/08 - 07:03



Voir le Christ ressuscité
Qu'on y réfléchisse un instant ! Le propre de la résurrection, et nous y reviendrons, c'est justement de faire surmonter l'opposition entre l'extérieur et l'intérieur, le sujet qui connaît et l'objet connu, la réalité spirituelle et la réalité corporelle. Le Christ ressuscité est, quant à lui, présent à l'univers entier, lequel est désormais instauré en lui. Il n'est plus dans le monde c'est bien plutôt le monde qui est en lui. Il n'est plus ici ou là, et il n'a pas à venir d'ailleurs pour se trouver ici où il n'aurait pas été tout d'abord. Il est lui-même et non un autre, mais, en même temps, il pénètre en tout et tous jusqu'à la racine de leur être, où il demeure comme source de toute vie et de toute énergie. Il n'y a donc pas à l'enfermer dans les limites d'un corps naturel qui est là en face de moi, bien extérieur, comme une chose. Certes il est ressuscité en son corps ; mais ce corps n'est pas assujetti aux conditions de l'existence avant la mort; certes il est extérieur aux apôtres en ce sens qu'il est lui-même et que c'est de lui que procède leur radicale conversion ; mais il est tout autant intérieur à eux, non pas comme une pensée qu'ils produiraient, mais comme une présence agissante qui les renouvelle.
Par contre, il est clair que les apôtres ne sont pas de plain-pied avec lui, et de la sorte ils lui sont extérieurs au sens physique du mot et bien davantage encore au sens moral. C'est qu'ils ne sont pas passés par la mort et ils commencent à peine à mourir à eux-mêmes, à leurs illusions, à leurs imaginations, à leurs projets étroits. C'est par la foi que s'opère une telle mort; or la foi, ils commencent seulement de s'ouvrir à elle.
Dans ces conditions, voir le Christ ressuscité, l'entendre et le toucher comme quelqu'un qui est là parmi eux, et non ailleurs, extérieur à eux et non en eux, est une vérité; et c'est à partir de cette vérité qu'ils progressent dans la foi et la connaissance du don de Dieu qui leur est fait. Mais c'est une vérité assortie d'une limite qui tient à eux: du seul fait qu'il se manifeste à eux, ici, maintenant, le Christ ne peut être pour eux tel qu'il est en sa gloire. C'est bien pourquoi la dynamique des apparitions va à les rendre libres par rapport à un tel signe particulier: confirmés dans la foi, l'espérance et la charité par le don de l'Esprit, ils sauront reconnaître la présence agissante du Seigneur partout et toujours, et non pas là seulement où il se montrait à eux de façon particulière. C'est ainsi qu'après le temps des apparitions, vient le temps de la présence agissante du Seigneur en tout et tous, comme le montrent les Actes des Apôtres.
Et dès lors le Christ ressuscité sera confessé en vérité : visible en cela même qu'il n'est plus vu, agissant en cela même qu'il semble ne pas agir et laisser faire (comme en sa passion), présent dans l'absence; et ajoutons absent dans la présence, car il n'est aucune présence particulière, aucune manifestation de sa puissance qui soit à la mesure de ce qu'il est.

Edouard Pousset s.j.
"Le mystère de Dieu et de l'homme", Edition facultés jésuites de Paris, 2007, p. 179

22/03/2008

22/03/08 - 12:07

Pietà



Ecole flamande vers 1550- entourage de Joachim Patinir

21/03/2008

21/03/08 - 17:55



école génoise, c.1640, l'enfant jésus et les attributs de la Passion

02/03/2008

02/03/08 - 18:16

comme exorcisme

Comme un fantôme revenu me hanter, le spectre d'une jeunesse pas toujours très tendre bouleverse la solitude qui s'est imposée au fil du temps. Un coup du hasard te ramène à la mémoire. Le froid envahit mon corps qui entame son deuxième cadran. Je grelotte et, pourtant, la chaleur brûle ce coeur qui ne veut pas s'éteindre à jamais. Que de temps sont passés qui ont meurtris nos corps et nos âmes ! je pensais t'avoir laissé, là, bien au fond, tapis dans ce jardin secret. Bien inutile, tu apparais brusquement au détour d'une voix, mal en point, brisé par ce mal qui nous marque au fer. Toi, l'Ange blond, à la beauté si rebelle, que j'osais aimé, qui dans ta jeunesse avais compris ce désir qui n'était pas que physique. Nos âges et les rites sociaux s'étaient érigés en barrière. Pourquoi ne pas avoir écouté alors le langage du coeur ? Il suffisait de presque rien...



Il suffirait de presque rien
Paroles: Gérard Bourgeois. Musique: Jean-Max Rivière 1968 "Moi j'ai le temps"

Il suffirait de presque rien
Peut-être dix années de moins
Pour que je te dise "Je t'aime"
Que je te prenne par la main
Pour t'emmener à Saint-Germain
T'offrir un autre café-crème

Mais pourquoi faire du cinéma
Fillette allons regarde-moi
Et vois les rides qui nous séparent
A quoi bon jouer la comédie
Du vieil amant qui rajeunit
Toi même ferais semblant d'y croire

Vraiment de quoi aurions-nous l'air
J'entends déjà les commentaires
"Elle est jolie, comment peut-il encore lui plaire
Elle au printemps, lui en hiver"

Il suffirait de presque rien
Pourtant personne tu le sais bien
Ne repasse par sa jeunesse
Ne sois pas stupide et comprends
Si j'avais comme toi vingt ans
Je te couvrirais de promesses

Allons bon voilà ton sourire
Qui tourne à l'eau et qui chavire
Je ne veux pas que tu sois triste
Imagine ta vie demain
Tout à côté d'un clown en train
De faire son dernier tour de piste

Vraiment de quoi aurais-tu l'air
J'entends déjà les commentaires
"Elle est jolie, comment peut-il encore lui plaire
Elle au printemps, lui en hiver"

C'est un autre que moi demain
Qui t'emmènera à St-Germain
Prendre le premier café crème
Il suffisait de presque rien
Peut-être dix années de moins
Pour que je te dise « Je t'aime »

25/02/2008

25/02/08 - 15:55

23 février 2002 - 23 février 2008



NE PAS OUBLIER !!

14/02/2008

14/02/08 - 18:04

14 février- toujours un triste jour

La solitude et le froid me murmurent cette poésie de Verlaine. Certes, elle ne semble pas de circonstance et, pourtant, c'est bien là mon coeur qui ....


Leonor Fini- Cesare Pavani

Il pleure dans mon coeur
Comme il pleut sur la ville ;
Quelle est cette langueur
Qui pénètre mon coeur ?

Ô bruit doux de la pluie
Par terre et sur les toits !
Pour un coeur qui s'ennuie,
Ô le chant de la pluie !

Il pleure sans raison
Dans ce coeur qui s'écoeure.
Quoi ! nulle trahison ?...
Ce deuil est sans raison.

C'est bien la pire peine
De ne savoir pourquoi
Sans amour et sans haine
Mon coeur a tant de peine

Paul Verlaine (romances sans paroles)

 








«Ceux qui partagent le même goût
Pour la musique, le vin, la poésie
Peuvent un jour s'éloigner l'un de l'autre
Mais ceux qui partagent la même émotion
Devant la neige, la lune et les fleurs
Ceux-là se comprennent vraiment.»
Baïjuyi, poète chinois (772 - 846)]

"Je suis le faucheur ivre de faucher
qu'on voit dévaster sa vie et son champ
Et tout haletant du temps qu'il y perd
qui bat et rebat sa faux comme plâtre"
Louis Aragon, in Epilogue

«Ainsi va le monde ici-bas.
Le temps emporte sur son aile
Et le printemps et l'hirondelle,
Et la vie et les jours perdus»
Alfred de Musset - Extrait du poème A Juana

"Le signe incontestable du grand poète,
c'est l'inconscience prophétique,
la troublante faculté de proférer
par-dessus les hommes et le temps,
des paroles inouïes
dont il ignore lui-même la portée."
Léon Bloy

"Sans la musique, la vie serait un erreur"
Nietzsche.

"Les folies sont les seules choses que l'on ne regrette jamais"
Oscar Wilde

"J'adore la logique, c'est elle qui ne m'aime pas.
Vous qui tenez tellement à la virgule, c'est le point qui reste essentiel.
Je rêve... donc je fais ce qui me plaît.
Surréaliste jusqu'au bout des ongles."
E.L.T. MESENS

« Résister, c'est rêver qu'un autre monde est possible. Et contribuer à le bâtir. "
Ignacio Ramonet

"Le vent se lève! . . . il faut tenter de vivre!
L'air immense ouvre et referme mon livre,
La vague en poudre ose jaillir des rocs!
Envolez-vous, pages tout éblouies!
Rompez, vagues! Rompez d'eaux réjouies
Ce toit tranquille où picoraient des focs!"
Paul Valery



















CURRENT MOON